Après les montagnes de la mort, le village fantôme ;-)

12 02 2010

Coucou tout le monde,

Comme le disait Sam, c’est un peu épuisés par deux jours et demis de voyage que nous sommes arrivés à Rantepao. Nous avons rapidement trouvé une GH pas trop sale et surtout avec de l’eau chaude, la première fois depuis notre arrivée à Sulawesi.

Bien sur, nous n’avons pas froid mais la saison des pluies n’étant pas terminée ici, c’est parfois appréciable de passer un peu de temps sous une bonne douche bien chaude en rentrant !!!

Lors d'une cérémonie funèbres

Le premier jour, nous nous sommes reposés et avons profité de ce qu’une ville touristique nous offrait : internet, vrais restaurants… Mais dès le lendemain, nous étions sur le pied de guerre pour visiter cette région très typique de Sulawesi et aussi extrêmement différente de ce que nous en avions vu jusqu’à présent. Nous avions choisi de nous faire accompagner d’un guide afin de pouvoir assister à une cérémonie funèbre.

En effet, dans le pays Toraja, cette cérémonie est entourée de rituels très spécifiques et chaque voyageur est invité à participer à cet “évènement”. Pour les habitants de cette région, au décés d’une personne, l’âme quitte le corps mais reste parmi les vivants. Elle n’est totalement libre de monter dans le royaume des Ames qu’après une cérémonie au cours de laquelle sont sacrifiés des buffles et des cochons, parfois par centaines pour les hommes les plus riches (à l’origine, il était de bon ton de sacrifier des esclaves qui ont été remplacés maintenant par des buffles et des cochons…).

Le sacrifice des animaux

En fait, plus le nombre de buffles est important et plus l’âme du défunt montera haut. Mais le problème est que ces animaux coûtent cher et il faut parfois des mois voir des années pour réussir à rassembler le budget nécessaire à l’achat des animaux. En attendant, les corps sont momifiés et gardés dans une pièce de la maison. Notre guide nous disait qu’une fois, un chef de village a été momifié pendant 25 ans avant qu’ait lieu sa cérémonie funèbre où 300 buffles ont été sacrifiés !!! Un truc de fou !!!

Bien sur, le nombre de buffles sacrifiés dépend du budget de la famille, de l’importance de la personne dans le village (le pays Toraja fonctionne sous le système des castes), et des cadeaux que font les invités.

C’est donc à l’une de ces cérémonies que nous nous sommes rendus de bon matin, dans la boue et sous la pluie. J’avoue que je ne me sentais pas très à l’aise d’assister à ce genre d’évènement mais notre guide ne cessait de nous dire qu’il n’y avait aucun problème, au contraire. Nous nous sommes donc installés avec l’ensemble des invités sur des nattes et avons regardé les hommes découper la viande, une vraie boucherie. Ensuite le chef du village a fait un discours sur la vie de la défunte… Nous étions vraiment au coeur de l’évènement mais nous n’y sommes pas restés plus de deux heures, le spectacle des entrailles des animaux sur le sol mêlé à l’odeur de la chair crue, bref, on a le coeur bien accroché mais quand même…
Une expérience… Spéciale !!!

Le marché aux animaux

Notre guide nous a ensuite emmené au marché aux animaux qui a lieu une fois par semaine à Rantepao. Buffles, cochons, tout y est vendu. Les cochons sont ficelés à des bambous et poussent des cris incroyables dès que les nouveaux propriétaires les emmènent… Impressionnant…

Les maisons Torajas

Après, nous sommes allés dans un village traditionnel Toraja. L’architecture de ces maisons est très typique. La maison Toraja classique est rectangulaire et surmontée d’un toit à double pente ahurissant, dont le faîtage s’élance vers les cieux aux extrémités, formant un “U” gigantesque. Selon notre guide, les Torajas construisent les toits de leurs maisons ainsi en hommage et par respect pour leurs ancêtres qui, arrivés par bateau, n’auraient pas trouvé de maison pour s’abriter et auraient donc retourné leurs embarcations pour s’abriter. Une autre version dit que c’est pour rappeler les cornes des buffles sacrifiés lors des funérailles…

Pour terminer la journée en beauté, notre guide nous a conduit à Londa, un petit village réputé pour ses catacombes. Franchement, je ne m’attendais pas à un truc pareil !!! En fait, il s’agit d’un immense rocher dans lequel des cavités permettent aux habitants de glisser les cercueils des morts.

En arrivant en bas, nous avons pu “admirer” un certain nombre de cercueils posés là devant nous ainsi que les tau-tau, des statues à l’effigie des morts installées sur un balcon dans la roche. OK très bien, jusque là la visite était bof mais ça allait encore. C’est devenu plus compliqué quand nous sommes rentrés dans les catacombes.

Les catacombes, charmant...

Les catacombes, charmant...

Nous n’avions que la lampe frontale de Sam pour trois et il faisait très noir. On avançait à tâtons sans vraiment voir où on allait et en nous contorstionnant car la hauteur sous plafond n’était pas dingue… Le guide disait vouloir nous montrer les stalactites-mites. Au bout d’une trentaine de mètres, Sam a balayé les alentours avec sa lampe torche : des cercueils partout, posés à même le sol, à portée de main, des squelettes de crânes, bref l’horreur. Là, c’était trop pour moi et on a du tous ressortir afin de terminer là cette journée plus que macabre.

Le lendemain, nous avons loué un scooter pour aller visiter les rizières mais il pleuvait tellement que nous avons du écourter notre visite. Nous étions dimanche et avions prévu de rester à Rantepao jusqu’à la date de notre vol de départ aujourd’hui vendredi à Makassar, à 10 heures de bus.

On avait encore la possibilité de visiter des villages où les bébés de moins de 7 mois (dépourvus d’âme selon les Torajas) sont entreposés dans un tronc d’arbre qui sert de cimetière et d’autres réjouissances de ce style mais on en avait assez vu et comme le lendemain, 1 500 américains débarquaient de leur bateau de croisière pour visiter la région, nous avons décidé de partir le soir même pour Bira, station balnéaire au sud de l’île, bien après Makassar mais il nous restait encore 4 jours pleins, autant en profiter !!!

Bira beach

Nous avons donc fait 10 heures de bus de nuit, sous la pluie, dans les montagnes et à toute vitesse, autant dire que j’ai cru qu’on allait y passer et ensuite 5 heures de voiture partagée avec d’autres passagers dans laquelle le conducteur, pour se tenir éveillé, buvait de la vodka en roulant comme un dingue !!! En arrivant, on était complètement décalqués et surtout surpris de se retrouver dans un tel no man’s land.

Pratiquement personne, aucun magasin sinon quelques boutiques de rue… On a finalement trouvé une GH correcte, encore une fois dans un bungalow en bois avec eau froide. Mais nous avons bien profité du soleil torride de ces derniers jours, des plages magnifiques (même si sales) et des rencontres avec les adorables indonésiens. Nous nous sommes même fait inviter à manger par une famille au bord de la plage !!!!

Invités à un repas sur la plage par une famille indonésienne

Nous avons repris une voiture collective ce matin (ironie du sort, avec le même chauffeur qu’à l’aller, mais qui ne buvait pas de vodka) pour Makassar où nous devons prendre notre avion dans quelques heures.

Retour à Kuala Lumpur, nuit à l’aéroport pour prendre un autre vol demain matin pour Java. De là, nous rejoindrons Bali d’ici une semaine en ferry où nous accueillerons Rémi et Antoine qui viennent passer quelques jours de vacances avec nous. Nous avons hâte d’y être et de les retrouver !!!

Nous ne risquons pas d’oublier ces trois semaines (pile poil) à Sulawesi !!! C’est une île magnifique même si encore peu touristique et assez sommaire dans le confort (électricité quelques heures dans la journée, douches au mandi, pas d’accès à internet, transports qui mettent des heures, on aura quand même passé près de 65 heures dans les transports…). Nous y avons fait des rencontres formidables et croisé des gens adorables. Je pense que nous n’avons jamais été aussi souvent pris en photos (certainement en Inde mais ils le faisaient en cachette), nous avons même signé des autographes !!!

Les gens sont très gentils et nous sommes contents de rester encore presque un mois dans ce pays, même si nous devons continuer et donc changer d’île…

Voilà la petite vidéo du jour, tournée au marché des animaux, certaines personnes peuvent être choquées, je préfère prévenir (Suzynette, ma petite Brigitte, je pense à toi ;-) . Et les nouvelles photos sont toujours là Picasa Sam & Sev.

Pensez à nous aujourd’hui quand nous serons dans l’avion ;-) .

Gros bisous à tous et à bientôt pour un nouvel article, dans un nouvel endroit…





Les îles Togian, encore un autre paradis sur terre !

6 02 2010


Selamat Datang !


Tout d’abord, mille excuses de ne pas avoir donné de nos nouvelles plus rapidement. Mais trouver un cyber café dans cette région n’est pas facile, surtout quand il n’y a de l’électricité que de 18H à 22H !!

Sur le pont du bateau, après notre nuit à la belle étoile.

Notre aventure indonésienne suit son court. Après avoir quitté le nord de l’île de Sulawesi et Manado, nous avons pris le ferry de Gorontalo jusqu’aux îles Togian. Nous avons fait le trajet de nuit en nous installant sur le pont. Nous avons profité de la douce nuit étoilée et de la fraicheur extérieure. Ce fut une nuit merveilleuse :-) . Le lendemain matin, nous sommes arrivés vers 9H à Wakai, la principale “ville” de l’archipelle des Togian, où nous avons embarqué sur un petit bateau en bois pour la célèbre île de Kadidiri. Réputée pour ses fonds marins et ses belles petites plages de sable fin, cette île ressemble au paradis que l’on ne voit que sur les cartes postales ou dans les documentaires que l’on regarde à la télé. La mer était transparente et étrangement plate. Le petit voyage d’une heure environ est passé vite.

Petite île en face de Kadidiri où nous sommes allés faire du snokeling.

Arrivés sur la plage, nous devions choisir entre trois resorts de bungalows avec chacun leurs atouts et leurs charmes. Lestari, le premier, était le plus “Robinson Crusoé” de tous mais le plus sympathique, car il sagissait d’une vieille famille de pecheurs qui tenait le lieu. Nous sommes restés dans ce premier le temps de manger un bon repas de poissons fraichement pêchés du matin, avec du riz et quelques légumes. Nous avons rencontré des gens sympathiques, notamment des français, avec qui nous avons échangé nos expériences de voyage personnelles.

Vue depuis notre bungalow, pas mal, non? ;-)

Le deuxième établissement était le Black Marlin, un peu trop “commercial” à notre goût, d’antant plus qu’il faisait du tort à la famille de pêcheur du Lestari. Donc éthiquement, nous ne voulions pas participer à ces histoires… Le troisième et dernier endroit où nous pouvions aller était le Kadidiri Paradise. Effectivement, il s’agissait bien du paradis. Les bungalows étaient confortables et bien placés par rapport à la plage, c’est à dire à moins de 5 mètres ;-) . Nous avons donc décidé de rester ici, car non seulement le lieu était magique, mais le personnel était très sympathique et disponible. Nous avions croisé auparavant un suisse, qui était là en tant que maitre de plongée pour le resort, et nous avait bien aidé dans notre choix… Il connaissait bien le site car il y bosse depuis 20 ans !! Gonzac, c’était son nom, était donc d’une mine d’informations très importante et il n’était pas avare de nous expliquer ce que nous pouvions faire ici. Voilà, une fois installés dans notre nouveau chez nous, nous sommes allés nous baigner juste devant notre bungalow et nous avons commencé à explorer les premiers coraux et différents poissons à l’aide de notre masque. Magnifique !

Notre petite terrasse... Elle n'est pas belle la vie ;-) .

Ce qui est bien au Paradise, c’est que nous pouvons profiter gratuitement des sorties plongées pour aller faire du snorkeling et visiter les petites îles desertes aux alentours. Le deuxième jour à Kadidiri, on nous a déposé sur la petite île en face de la notre. Nous étions que tous les deux et nous avons bien profité de notre liberté. Nous avons fait le tour de l’île avec notre masque et tuba, les fonds étaient vraiment superbes !! Nous avons pu également améliorer notre bronzage, même si Sév souffre encore un peu de quelques coups de soleil en bas du dos. Je ne manquais pas de lui faire un massage le soir pour soulager ses brulures et hydrater sa peau ;-) .

Dans le village des Bajos, distribution de petits cadeaux, qui ont fait très plaisir :-)

Nous n’avons pas pu faire de plongée ici, car nous avions encore mal aux sinus et aux oreilles à cause de la pression. Dommage car cela aurait valu vraiment le coup ! Pour changer, nous avons pris un bateau local, une espèce de pirogue avec des flotteurs de chaque côté. Nous n’avons fait qu’un petit tour car nous avons eu du mal à naviguer :-) . Nous sommes passés dans un village de Bajo, des gitans de la mer. Ils vivent sur des maisons bateaux et vivent uniquement avec la nature. Ils pêchent forcement, et ne vont sur “terre” que pour aller chercher de l’eau douce et des fruits et légumes. Ils ne sont plus que quelques millers à vivre ainsi dans le monde. Nous leur avons fait quelques cadeaux, surtout aux enfants. J’ai même donné ma vieille paire de lunette de soleil, dont je me servais peu finalement. Ils étaient hyper contents et nous ont donné des fruits en échange. C’était un très bon moment partagé.

Et les couchés de soleil étaient magnifiques !Notre petit séjour à Kadidiri prenait fin et il était temps pour nous d’avancer sur notre itinéraire. Quel dommage car nous avons adoré cet endroit et nous reviendrons bien volontier ! D’ailleurs, nous conseillons à tout le monde d’aller au moins une fois dans sa vie aux îles Toggian.
Notre tâche allait être difficile pour arriver à notre destination suivante : le pays Toraja, au centre de Sulawesi. En effet, nous avons du reprendre le petit bateau pour atteindre Wakai, puis de nouveau le ferry pour Ampana, de là, trouver un minivan “chartérisé” (c’est à dire partager les frais avec d’autres personnes) vers Poso. Ensuite, il fallait prendre un bus public de Poso à Palopo, près de 15 heures de route quand même. Et enfin monter dans un minibus pour 3 heures de routes vers les montagnes de la région de Rantépao, le pays Toraja. Près de 30 heures (cumulées) et 2 jours et demi pour arriver à notre destination finale ! Ca y est, nous y sommes et en plus, il y a internet :-) .
Nous vous raconterons nos aventures dans le pays Toraja dans l’article suivant. En attendant, voici deux vidéos du jour, il faut bien ça depuis le temps que l’on n’a pas écrit sur notre blog ! Aussi, vous pourrez trouver nos dernières photos sur Picasa.




Merci pour votre visite. Bisous à tous !




Coupés du monde !!!

29 01 2010
Hello tout le monde,
Tout d’abord pardon pour ce silence relativement long dont vous trouverez l’explication en lisant nos dernières péripéties dans cet article…
Nous vous avions laissé la semaine dernière au Cambodge le 20 janvier (mercredi je crois) où nous visitions les temples d’Angkor. Après cette bonne journée, nous avons pris (sous la pluie) l’avion le lendemain jeudi pour Kuala Lumpur où nous devions prendre un autre avion qui nous emmenait à Manado sur l’île de Sulawesi en Indonésie. Ce n’était pas une correspondance organisée par la compagnie car nous avions nous même planifié les vols.

A KL, on profite de cet arrêt improvisé pour faire quelques achats...

Premier vol sans soucis, nous sommes arrivés à l’aéroport de Kuala Lumpur comme prévu. Comme nous avions 4 heures d’attente jusqu’à notre prochain vol, nous avons pris le temps d’aller au Mc Do (oui, Kuala Lumpur, c’est un peu l’Occident en Asie…). J’étais allée plusieurs fois voir si notre vol s’affichait mais rien. 2 heures avant le départ, on a commencé à s’inquiéter et sommes donc allés nous renseigner. Et là, ils nous ont annoncé que notre vol était déjà parti depuis 1h30… Ils ne nous avaient pas prévenus, alors qu’on était à l’aéroport. Prochain vol pour Manado le 23 soit 2 jours plus tard et qui plus est le jour de mon anniversaire !!! Passer cette journée dans l’avion au lieu de le passer sur une plage… Autant vous dire qu’on était dans un état d’énervement certain (surtout quand on sait à quel point j’aime ce moyen de transport ;-) . En prime, nous avons du retourner dans la ville de KL qui se trouve à 1 heure de bus de l’aéroport, chercher une GH pendant deux heures pour finalement se retrouver dans une “prison” (une chambre de 7 m2 sans fenêtre et sans aucun meuble).
Bref l’un dans l’autre, cet arrêt non programmé de deux jours à KL nous a quand même permis de faire quelques achats d’objets que nous n’aurions pas trouvé ailleurs (genre un épilateur ;-) .

Vue du ciel...

Nous avons donc fini par prendre l’avion samedi 23, le pilote était nul, évidemment !!! En toute objectivité, il a décollé en frémissant, j’avais jamais vu ça, et je dis pas ça parce que j’ai peur en avion (peur est un faible mot pour ce décollage…). On est arrivés à Manado en fin d’aprem et avons choisi de ne prendre un bateau pour l’île de Bunaken que le lendemain.
Comme c’était quand même mon anniversaire, on a décidé d’aller manger dans un endroit sympa pour égayer la journée. Manado est une ville de transit, sans intérêt particulier et nous n’avons rien trouvé de mieux qu’un marchand de rue. Et là, la pluie s’est mise à tomber comme jamais, la saison des pluies n’étant pas totalement terminée en Indonésie. Moi qui m’étais un peu sapée et maquillée pour l’occasion (ce qui m’arrive rarement depuis que nous sommes partis), j’étais franchement ri-di-cule ;-) .
On a fini par boire de la bière dans la chambre de notre GH pour se remettre de nos émotions !!! Evidemment, je précise que nous n’avons pas trouvé de cyber café… (en même temps, on n’avait pas vraiment le courage de chercher).

Dans le bateau, certains souffrent ;-)

Le lendemain matin dimanche, nous avons pris un bateau de pêche avec 6 espagnols qui étaient dans le même avion que nous pour rejoindre l’île de Bunaken, réputée pour ses fonds très poissonneux. Nous avons d’abord cherché où nous loger. Là bas, les prix comprenaient tous les repas ainsi que la chambre, c’est la première fois que nous étions confrontés à ce genre de proposition.
Nous avons tous choisi un lieu qui proposait des bungalows en bois avec des ouvertures partout, donc des bêtes partout ;-) . Mais bon, sur la plage quand même !!!! Il faut quand même préciser que le lieu était trés “nature” : pas d’internet, pas de magasins dans les villages (3 seulement), pas d’eau chaude bien sur, l’électricité seulement entre 18h00 et 8h00 du matin… Depuis que nous sommes à Sulawesi, nous sommes un peu coupés du monde…

Notre bungalow à Bunaken

Durant cette première journée, nous avons profité du lieu et discuté avec Stéphane et Marine, deux français en voyage depuis 8 mois dont 5 en Indonésie. C’était un jour de fête au village, les habitants dansaient, jouaient de la musique, buvaient… En nous promenant, nous nous sommes faits arrêtés par des indonésiens qui voulaient qu’on rentre chez eux pour faire la fête. Ce fut un excellent moment, mais nous ne sommes pas restés trop longtemps car la chaleur était intense.
Le lendemain lundi, nous nous sommes réveillés tranquillement et pendant que Sam négociait le prêt de masques et de tubas pour que nous puissions faire du snorkeling, j’ai voulu, après une petite douche froide, m’habiller. Sauf que là, sur mon sac, il y avait une bête assez grosse et horrible que je n’avais jamais vue.

Notre scorpion...

Le temps que Sam revienne, la prenne en photo, qu’on la montre aux voisins, elle avait disparu. Pour moi bien sur, hors de question de lâcher l’affaire, je la voulais morte. Ca nous a occupé toute la matinée car cette saleté s’était infiltrée dans la doublure de mon sac de voyage. Grosse suée donc pour finir par la tuer mais pas pour rien, il s’agissait d’un petit scorpion, pas de ceux qui tuent mais quand même… Après toutes ces émotions, nous avons décidé de partir faire du snorkeling sur la plage devant les bungalows. Stéphane, ici depuis deux mois, nous a accompagné.
Les fonds marins étaient splendides, l’eau extrêmement poissonneuse, les coraux superbes, bref indescriptible !!! Cet endroit est paradisiaque.

Sortie snorkeling

Le lendemain mardi, nous sommes partis avec Stéphane et Marine en bateau pour chercher les dauphins que nous n’avons malheureusement pas trouvés. Mais le skipper nous a permis de décourvir des merveilles dans plusieurs spots de snorkeling ; des poissons de toutes les couleurs, des poissons ballons, des muraines et même des tortues… Une excellente journée !!! Nous sommes quand même rentrés avec des coups de soleil car nous avions débronzé depuis la Thaïlande… Du coup, repos mercredi toute la journée !!!
Hier jeudi, nous avons repris un bateau pour aller de l’île de Bunaken où nous étions à Manado (sur l’île de Sulawesi) où nous avons pris un taxi collectif pour Gorontalo. Nous avons donc du quitter nos amis Marine et Stéphane, des voyageurs hors pairs qui terminaient hier leur périple annuel mais nous espérons bien les recroiser bientôt sur les routes.

Une eau bien claire !!! Et bien chaude ;-)

Pour rejoindre Gorontalo, nous avons fait la route avec 4 des espagnols que nous avions rencontré au début et qui avaient la même destination que nous. Je dois avouer que ça n’est pas le meilleur trajet que nous ayons fait depuis le début de notre voyage. 10 heures pour relier les deux villes, serrés à l’arrière d’un 4×4 avec 8 personnes à l’intérieur, une route plus que sinueuse en montagne et les espagnols qui nous hurlaient dans les oreilles !!! Nous étions bien contents d’arriver à destination et nous avons pu nous reconnecter à internet ;-) .
Temporairement car cet après-midi, nous reprenons un ferry, de nuit cette fois (12 heures quand même !!!), pour les îles Toggian qui sont semble-t-il paradisiaques… Mais également coupées du monde donc nous ne pourrons certainement pas donner de nouvelles via internet pendant encore quelques jours.

On repart sur de nouvelles îles...

Mais si vous tenez vraiment à nous envoyer des sms, des mms, des suprises vocales ou entendre notre voix qui vous manque, on a un numéro de téléphone indonésien qui est le suivant : 081 340 675212. Il doit falloir enlever le 0 et ajouter l’indicatif de l’Indonésie 0062 ou + 62. Cependant, si pas de réponse, c’est possible également qu’on ne capte pas sur les îles. En bref, débrouillez vous pour ne pas avoir à nous annoncer de mauvaises nouvelles ;-) .

Pour ceux que ça intéresse, je vous fais quand même une petite description de Sulawesi pour que vous ayez une idée de l’endroit où nous nous trouvons ;-) .
Attention, c’est le paragrahe culturel de cet article : ” (ouvrez les guillemets car je cite notre guide évidemment) Entourée par Bornéo à l’Ouest, les Philippines au nord, les Moluques à l’est et les petites Iles de la Sondes au sud, Sulawesi se trouve majoritairement dans l’hémisphère sud, mais l’Equateur la traverse à hauteur du Golf de Tomini. Cette île s’est d’abord appelée “Les Célèbes”. Elle couvre près de 227 000 km2. Ce pays montagneux, dont les plus hauts sommets dépassent largement les 3 000 mètres s’étend sur 1 300 kms du nord au sud, ce qui représente 72 heures de bus non stop entre Manado (ville où on est arrivé au nord) et Makassar (ville d’où on va repartir au sud). La variété de la faune et de la flore est très importante, que ça soit dans les terres ou sous l’eau”.
Bref, en gros, c’est quand même bien roots.
On va certainement faire des déçus mais il n’y aura pas de video du jour pour cet article, le débit est trop lent mais nous avons quand même réussi à charger les photos ici Picasa Sam & Sev
Plein de bisous à tous et à bientôt !!!!







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