Tout d’abord, mille excuses de ne pas avoir donné de nos nouvelles plus rapidement. Mais trouver un cyber café dans cette région n’est pas facile, surtout quand il n’y a de l’électricité que de 18H à 22H !!
Notre aventure indonésienne suit son court. Après avoir quitté le nord de l’île de Sulawesi et Manado, nous avons pris le ferry de Gorontalo jusqu’aux îles Togian. Nous avons fait le trajet de nuit en nous installant sur le pont. Nous avons profité de la douce nuit étoilée et de la fraicheur extérieure. Ce fut une nuit merveilleuse
. Le lendemain matin, nous sommes arrivés vers 9H à Wakai, la principale « ville » de l’archipelle des Togian, où nous avons embarqué sur un petit bateau en bois pour la célèbre île de Kadidiri. Réputée pour ses fonds marins et ses belles petites plages de sable fin, cette île ressemble au paradis que l’on ne voit que sur les cartes postales ou dans les documentaires que l’on regarde à la télé. La mer était transparente et étrangement plate. Le petit voyage d’une heure environ est passé vite.
Arrivés sur la plage, nous devions choisir entre trois resorts de bungalows avec chacun leurs atouts et leurs charmes. Lestari, le premier, était le plus « Robinson Crusoé » de tous mais le plus sympathique, car il sagissait d’une vieille famille de pecheurs qui tenait le lieu. Nous sommes restés dans ce premier le temps de manger un bon repas de poissons fraichement pêchés du matin, avec du riz et quelques légumes. Nous avons rencontré des gens sympathiques, notamment des français, avec qui nous avons échangé nos expériences de voyage personnelles.
Le deuxième établissement était le Black Marlin, un peu trop « commercial » à notre goût, d’antant plus qu’il faisait du tort à la famille de pêcheur du Lestari. Donc éthiquement, nous ne voulions pas participer à ces histoires… Le troisième et dernier endroit où nous pouvions aller était le Kadidiri Paradise. Effectivement, il s’agissait bien du paradis. Les bungalows étaient confortables et bien placés par rapport à la plage, c’est à dire à moins de 5 mètres
. Nous avons donc décidé de rester ici, car non seulement le lieu était magique, mais le personnel était très sympathique et disponible. Nous avions croisé auparavant un suisse, qui était là en tant que maitre de plongée pour le resort, et nous avait bien aidé dans notre choix… Il connaissait bien le site car il y bosse depuis 20 ans !! Gonzac, c’était son nom, était donc d’une mine d’informations très importante et il n’était pas avare de nous expliquer ce que nous pouvions faire ici. Voilà, une fois installés dans notre nouveau chez nous, nous sommes allés nous baigner juste devant notre bungalow et nous avons commencé à explorer les premiers coraux et différents poissons à l’aide de notre masque. Magnifique !
Ce qui est bien au Paradise, c’est que nous pouvons profiter gratuitement des sorties plongées pour aller faire du snorkeling et visiter les petites îles desertes aux alentours. Le deuxième jour à Kadidiri, on nous a déposé sur la petite île en face de la notre. Nous étions que tous les deux et nous avons bien profité de notre liberté. Nous avons fait le tour de l’île avec notre masque et tuba, les fonds étaient vraiment superbes !! Nous avons pu également améliorer notre bronzage, même si Sév souffre encore un peu de quelques coups de soleil en bas du dos. Je ne manquais pas de lui faire un massage le soir pour soulager ses brulures et hydrater sa peau
.
Nous n’avons pas pu faire de plongée ici, car nous avions encore mal aux sinus et aux oreilles à cause de la pression. Dommage car cela aurait valu vraiment le coup ! Pour changer, nous avons pris un bateau local, une espèce de pirogue avec des flotteurs de chaque côté. Nous n’avons fait qu’un petit tour car nous avons eu du mal à naviguer
. Nous sommes passés dans un village de Bajo, des gitans de la mer. Ils vivent sur des maisons bateaux et vivent uniquement avec la nature. Ils pêchent forcement, et ne vont sur « terre » que pour aller chercher de l’eau douce et des fruits et légumes. Ils ne sont plus que quelques millers à vivre ainsi dans le monde. Nous leur avons fait quelques cadeaux, surtout aux enfants. J’ai même donné ma vieille paire de lunette de soleil, dont je me servais peu finalement. Ils étaient hyper contents et nous ont donné des fruits en échange. C’était un très bon moment partagé.
Notre petit séjour à Kadidiri prenait fin et il était temps pour nous d’avancer sur notre itinéraire. Quel dommage car nous avons adoré cet endroit et nous reviendrons bien volontier ! D’ailleurs, nous conseillons à tout le monde d’aller au moins une fois dans sa vie aux îles Toggian.










































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